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Horoscope: ma relation amour - haine

2 sept.
3 min de lecture

Le plaisir coupable qui nous fait entrer en astrologie

Quand je mentionne que je pratique l’astrologie, l’une des premières questions qu’on me pose est souvent : « Tu peux me dire mon horoscope? »

Plus jeune, je me faisais moi-même un plaisir coupable de lire le mien dans le journal. Oui, je fais partie de cette génération qui lisait encore la version papier, les doigts parfois noircis d’encre à force de tourner les pages.

L’horoscope est toujours aussi populaire aujourd’hui : prévisions quotidiennes, mensuelles ou annuelles qui nous annoncent une belle période, une rencontre, un défi à traverser ou une occasion à saisir. Cette dimension récréative a certainement contribué à faire connaître l’astrologie. Elle lui a aussi donné, au passage, une drôle de réputation. Et c’est probablement là que commence ma relation amour-haine avec l’horoscope : j’aime la porte qu’il ouvre, beaucoup moins lorsqu’on confond cette porte avec toute la maison.


Un mot qui a beaucoup voyagé

Le mot horoscope vient du grec hōra, « heure », et skopos, « observateur » ou « celui qui regarde ». À l’origine, il renvoie donc à l’idée d’observer l’heure, et plus précisément au point du zodiaque qui se lève à l’horizon à un moment donné : l’Ascendant.

Avec le temps, le mot horoscope a pris un sens beaucoup plus large, jusqu’à devenir presque synonyme des prévisions que l’on consulte selon notre signe solaire.

Pourtant, son origine nous ramène justement à quelque chose que les horoscopes populaires laissent souvent de côté : l’heure et l’Ascendant ont leur importance.


Pourquoi regarder aussi son Ascendant?

La majorité des gens connaissent leur signe solaire, déterminé par leur date de naissance. C’est donc naturellement celui qu’ils consultent lorsqu’ils lisent leur horoscope.

Pourtant, lorsqu’on connaît son Ascendant, il est particulièrement intéressant de lire également les prévisions associées à ce signe. L’Ascendant permet de replacer les mouvements planétaires dans les différentes maisons astrologiques, donc dans les sphères de vie qu’elles représentent : relations, travail, finances, famille, projets… Il donne ainsi davantage de contexte à la météo astrale du moment.

Le signe solaire apporte un autre éclairage, davantage lié à notre essence, notre vitalité et notre manière de rayonner. Les deux lectures deviennent alors complémentaires : deux fenêtres différentes pour observer le même ciel.


Une météo générale, pas notre ciel personnel

C’est probablement ici que se trouve la limite la plus importante de l’horoscope : il s’adresse à beaucoup de personnes à la fois.

Même en consultant notre Soleil et notre Ascendant, une prévision générale ne peut pas tenir compte de toutes les particularités de notre carte du ciel. Nos planètes ne sont pas placées aux mêmes endroits, elles n’entretiennent pas les mêmes relations et nous ne traversons pas tous les mêmes cycles au même moment.

J’aime donc considérer l’horoscope comme une météo générale. Il peut nous indiquer qu’un vent se lève ou qu’une période semble plus mouvementée, sans pouvoir nous dire exactement comment ce climat sera vécu dans notre propre paysage.


L'horoscope, le plaisir coupable


Matière à réflexion

Je ne crois donc pas que l’horoscope soit inutile. Au contraire, pour plusieurs personnes, c’est le premier contact avec l’astrologie — et parfois celui qui donne envie d’aller voir un peu plus loin. C’est simplement une petite portion d’un langage beaucoup plus vaste. Une façon d’observer les mouvements du ciel, de remarquer certaines tendances et, pourquoi pas, de nourrir notre curiosité.


Et si l’horoscope n’était pas l’astrologie elle-même, mais simplement l’une des portes qui permettent d’y entrer?

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